Carrosserie Teissedre

Carrosserie  Teissedre CARROSSERIE
DEPANNAGE-REMORQUAGE

03/07/2026
01/07/2026

Pour Mobilians, l’œil humain reste seul garant de la sécurité après un choc
Publié le 30/06/2026 à 00h28
, mis à jour le 30/06/2026 à 00h36
Romain Thirion
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Restitution test chiffrage IA vs Humain par Mobilians
Amar Cheballah, consultant expert en technologies digitales pour Mobilians, a fait la restitution de l'expérience menée à l'UTAC durant le salon Moove On, le 23 juin.
L’intelligence artificielle s’installe dans les ateliers de carrosserie, promettant rapidité et optimisation. Mais peut-elle vraiment remplacer l’expertise d’un professionnel ? Pour en avoir le cœur net, l'organisation professionnelle est revenue en détail sur le duel inédit orchestré à l’UTAC il y a quelques mois : un crash-test réel opposant quatre algorithmes de pointe à un carrossier humain. Les résultats, présentés lors du salon Moove On à Paris La Défense, révèlent une minoration systématique des dommages par la machine, soulevant des enjeux critiques de sécurité routière.

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Le décor avait été posé au centre d’essai de l’UTAC durant l’été 2025 : une Peugeot 208 classique, affichant 62 236 km au compteur, avait projetée contre un obstacle fixe à 20 km/h selon un angle de 10°. Ce choc de 3/4 avant droit, typique des accidents urbains sur lesquels se base la norme RCAR chère aux assureurs, a servi de base à l’étude comparative "Full Human vs Full IA". Sous le contrôle d'un commissaire de justice, quatre solutions d’IA ont été confrontées à un carrossier humain. Un expert avait aussi été convié « mais aucun cabinet n’a souhaité participer à l’expérience », déplore Jean-Marc Donatien, président d’honneur du Métier Carrossier de Mobilians. Chaque intervenant, humain et digital, disposait du même temps et des mêmes moyens pour rendre son verdict : liste des pièces à remplacer, temps de main-d’œuvre et opérations de contrôle nécessaires. Comme le souligne le responsable syndical, « nous avons voulu que ce test soit réalisé dans un centre digne de ce nom, fiable, pour être sûrs qu'on ne puisse rien y redire ».

Si toutes les IA mises à l’épreuve ont correctement identifié les dommages de surface les plus flagrants, comme la porte avant gauche à remplacer, le bât blesse dès qu’il faut regarder « sous la peau » du véhicule. « L’IA se concentre sur les dégâts visibles, point. [...] Contrairement à ce que fait l’humain, si l’on ne démonte pas, on n’aura qu’une photo partielle des dommages », explique Amar Cheballah, consultant expert pour Mobilians. En pratique, aucune IA n’a préconisé de contrôle de géométrie lors du test, alors qu’il était « strictement nécessaire » selon l’organisation professionnelle. Plus préoccupant encore, les algorithmes n’ont détecté aucun dommage sur le radiateur, le condenseur ou le faisceau électrique, des éléments pourtant situés derrière la façade avant. Pour Mobilians, les IA utilisées lors du test se révèle excellente pour la "bobologie", les petits sinistres simples, ou les retours de véhicules de location, mais montre ses limites face à la technicité croissante des véhicules modernes.

Le risque de la minoration systématique

Le constat dressé suite à l’expérience est que les temps de main-d’œuvre et le chiffrage global proposés par les IA sont systématiquement inférieurs à ceux du carrossier. Or, Mobilians souligne que cette minoration n’est pas qu’une question de chiffres mais un enjeu de sécurité publique. Le risque dénoncé est celui de l'indemnisation directe, où l'assureur propose un chèque à l'assuré sur la base d'un chiffrage IA incomplet, et l'assuré reprend la route avec un véhicule potentiellement dangereux. Un exemple frappant a été cité durant la conférence : une rotule endommagée par un choc contre un trottoir, invisible sur une photo IA, peut, « au bout de 100 ou 200 km, casser dans un virage et tuer le conducteur, ses passagers ou d’autres isagers de la route », insiste Jean-Marc Donatien. Pour l’organisation professionnelle, « il n’existe pas de choc léger » sans l’examen physique d'un homme de l'art pour le confirmer.

Malgré ces critiques, Mobilians ne rejette pas la technologie. L’IA est perçue comme une opportunité pour fluidifier la gestion des flux en atelier, la planification ou le tri des dossiers. Cependant, elle doit rester un outil d’aide à la décision. « Sa valeur réside dans sa capacité à compléter les connaissances et les compétences humaines, et non à s'y substituer », conclut le rapport final. D’autant que des entreprises spécialisées dans le chiffrage ont développé des outils d’IA capables de projeter les pièces non visibles potentiellement touchées par le choc. L'organisation professionnelle appelle désormais les pouvoirs publics et les associations de consommateurs, comme UFC-Que Choisir, à instaurer des garde-fous. Leurs revendications ? Préserver la liberté de choix des réparateurs quant à leurs outils et clarifier les responsabilités juridiques lorsque l'usage d'une IA est imposé par un assureur. En somme, si l'IA peut aider à chiffrer, seul le carrossier doit pouvoir garantir que la voiture qui sort de l'atelier ne mettra pas de vies en danger.

Romain Thirion
Rédacteur en chef adjoint de Zepros Après-Vente Carrosserie, Romain couvre l'actualité des acteurs de la réparation-collision, du constructeur au réparateur, de l'assureur à l'expert en passant par l'équipementier et le distributeur.

27/06/2026

Distribution
Cap2028 : comment Flauraud veut se réinventer après dix ans de pertes
Publié le 25 juin 2026
Par Mohamed Aredjal
3 min de lecture
Après plusieurs mois de diagnostic, Flauraud présente les contours de son plan de transformation Cap2028. Derrière la fermeture annoncée de neuf magasins, le distributeur entend revoir en profondeur son organisation et son offre commerciale afin de renouer avec la rentabilité dès 2027.
Cédric Kuhn, directeur général, et Steven Jouve, directeur commercial et marketing, ont présenté le plan Cap2028 du groupe Flauraud lors d’une conférence de presse, le 24 juin 2026. ©Flauraud
Cédric Kuhn, directeur général, et Steven Jouve, directeur commercial et marketing, ont présenté le plan Cap2028 du groupe Flauraud lors d’une conférence de presse, le 24 juin 2026. ©Flauraud

Le constat est sans détour. Six mois après sa reprise par le fonds FairCap, Flauraud ne cherche plus à masquer l'ampleur de ses difficultés. Pour Cédric Kuhn, nommé directeur général au lendemain de l'acquisition, le distributeur n'a plus le luxe d'attendre. Pendant près de trois mois, lui et son comité de direction ont passé l'entreprise au crible afin d'identifier les causes de la dégradation de ses résultats.

Le diagnostic est sévère. En une dizaine d'années, le chiffre d'affaires du distributeur est passé d'environ 100 à 50 millions d'euros, tandis que les pertes se sont accumulées. "Cette entreprise est au bord du gouffre. Elle enregistre des pertes considérables, son chiffre d'affaires est en recul et nous ne disposons que de quelques mois pour redresser la barre et éviter une liquidation judiciaire", résume le dirigeant.

Pour 2026, la direction anticipe près de neuf millions d'euros de pertes d'exploitation. Selon Cédric Kuhn, l'organisation actuelle n'est plus adaptée à la réalité économique de Flauraud. Construite à une époque où l'activité était deux fois plus importante, elle pèse aujourd'hui sur la compétitivité du distributeur. "Notre objectif est désormais de nous recentrer sur l'essentiel et de retrouver toute l'agilité d'une PME", explique-t-il.

Flauraud veut se séparer de neuf magasins

Cette réorganisation passe notamment par un projet de fermeture de neuf magasins à Vichy, Moulins (03), Castelnaudary (11), Millau, Villefranche-de-Rouergue (12), Toulouse Sud (31), Saint-Étienne (42) et Aubière (63). La direction insiste toutefois sur le fait que ces décisions répondent à des critères économiques précis.

"Pour les magasins, l’objectif est d’avoir une marge sur frais directs de 15 % pour contribuer efficacement au financement de nos coûts de structure. C’est le cas de certains de nos points de vente, mais d’autres sont en deçà, voire sont négatifs et ne pourront pas atteindre une profitabilité convenable à court terme, raison pour laquelle nous avons dû prendre la décision de les fermer", détaille le directeur général.

Outre la rentabilité des points de vente, leur potentiel de redressement et la possibilité de continuer à servir les clients depuis d'autres implantations ont guidé les arbitrages. "Notre objectif n'est évidemment pas d'abandonner les clients des magasins qui fermeront. Nous avons prévu des solutions alternatives afin de continuer à les servir", ajoute Cédric Kuhn.

La restructuration s'accompagnera de 99 suppressions de postes, contre 119 dans le projet initial, après plusieurs mois de négociations avec les représentants du personnel. La direction espère obtenir l'homologation du PSE d'ici la fin juillet pour une mise en œuvre à partir de septembre.

Faire du stock un levier de croissance

Pour autant, Cédric Kuhn refuse que Cap2028 soit résumé à son volet social. À ses yeux, le redressement passera avant tout par une remise à plat du positionnement commercial de Flauraud. Arrivé au printemps, Steven Jouve a lui aussi consacré ses premières semaines à analyser le fonctionnement de l'entreprise. Son constat rejoint celui du directeur général.

"Au fil des années, Flauraud s'est progressivement éloignée des attentes du marché", observe le dirigeant passé par Alliance Automotive Group. Le vieillissement du parc roulant, l'essor de la pièce technique, la montée en puissance de la pièce de réemploi ou encore le développement des offres alternatives exigent une profondeur de gamme que le distributeur ne propose plus.

L'un des premiers chantiers concerne donc les stocks. Flauraud prévoit d'investir près de 500 000 euros d'ici la fin de l'année afin de renforcer les familles de produits les plus demandées : freinage, filtration, batteries, embrayages ou encore distribution. Objectif : porter le taux de couverture à 95 % dans les magasins et 98 % depuis la plateforme logistique. "Notre valeur ajoutée consiste à disposer du produit immédiatement derrière le comptoir afin de pouvoir livrer le réparateur en H+1 ou H+2", rappelle Steven Jouve.

Cet investissement permettra également de rééquilibrer l'offre entre marques premium et medium. "Aujourd'hui, le marché français est d'abord orienté vers les marques premium, puis vers les marques medium. Chez Flauraud, c'est exactement l'inverse."

La direction souhaite également relancer Technika, l'ancienne marque de distributeur abandonnée par Emil Frey France au profit de MGA. Parmi ses autres priorités, Flauraud entend développer des gammes aujourd'hui peu représentées, à l’instar de la pièce technique, la pièce de réemploi et des produits de carrosserie.

Reconstruire la proximité

Au-delà de l'offre, Flauraud entend également faire évoluer sa manière de travailler avec ses clients. La création d'un centre d'appels à Clermont-Ferrand (63) figure parmi les principaux projets du plan Cap2028. Celui-ci aura pour mission de prendre le relais des magasins lorsque les appels ne peuvent être traités immédiatement, mais aussi de concentrer l'expertise technique et de renforcer les actions commerciales auprès des réparateurs.

Le distributeur prévoit également le déploiement d'un nouvel outil CRM afin d'améliorer le suivi des clients et d'aider les équipes commerciales à mieux préparer leurs visites. L'ambition est de retrouver une relation plus régulière avec les ateliers et de reconquérir progressivement des parts de marché.

Global Distribution revoit son modèle pour mieux rebondir
Pour Cédric Kuhn, le succès du plan repose désormais sur sa rapidité d'exécution. "Selon mes estimations, nous avons jusqu'au printemps 2027 pour retrouver une rentabilité génératrice de trésorerie." Le dirigeant vise ensuite une marge d'Ebitda de 3 % à l'horizon 2028 et souhaite refaire de Flauraud un distributeur régional de référence sur son territoire historique.

flauraud

22/06/2026

L'atelier et les services administratifs de la carrosserie TEISSEDRE seront fermés du Lundi 22/06/2026 à 08h00 au Lundi 29/06/2026 à 09h00. Le service d'assistance et de dépannage-remorquage restera joignable au numéro habituel (04.71.60.11.04).

Acquisition d’un  reglophare électronique pour réglage des phares à led et des phares xénon dernière génération !
13/06/2026

Acquisition d’un reglophare électronique pour réglage des phares à led et des phares xénon dernière génération !

05/06/2026

Flauraud dévoile son PSE
Publié le 03/06/2026 à 13h53
, mis à jour le 04/06/2026 à 16h51
Caroline Ridet
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FLAURAUD GERZAT
Le fonds d'investissement FairCap à la manoeuvre dés début 2026 pour redonner de l'élan au distributeur auvergnat.
Flauraud
Pour relancer la machine, le nouveau propriétaire du distributeur auvergnat a redéfini une feuille de route qui passe par la mise à plat des forces vives. Il vient donc de donner les détails du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui prévoit un accompagnement renforcé pour la centaine de salariés concernés.

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CONTITECH
Dans une interview accordée à Zepros, Cédric Kuhn, le nouveau directeur général de Flauraud et Stéphane Jouve, qui vient de prendre le poste de directeur commercial et marketing, ont décrit le plan de marche envisagé pour relancer une entreprise suite au rachat par le fonds d’investissement FairCap. Il y avait nécessité pour une structure qui réalisait 90 M€ de chiffre d’affaires en 2015, quand « en 2026, nous peinerons à atteindre 50 M€ ». Il fallait donc repenser la trajectoire du distributeur « pour lui donner les moyens de reconstruire durablement », plaide le DG.

Cette réinvention devait passer par une restructuration du périmètre social. Ainsi, le 26 mars dernier, un PSE a été présenté aux équipes, dont on connaît aujourd'hui les détails. 102 salariés (sur 301 salariés actuellement en poste) sont concernés par le PSE. « Le plan de restructuration initial portait sur 17 personnes supplémentaires, dont les emplois ont pu être sauvegardés », précise la direction qui affirme vouloir aller au-delà des obligations légales et s’être alignée sur la majorité des propositions des délégués syndicaux et des membres du CSE.

Dispositif d’accompagnement

Pour accompagner ces mouvements, le groupe annonce un dispositif renforcé (en complément des dispositifs du CSP de France Travail) comprenant un accompagnement au reclassement, une aide à la mobilité, de la formation et du soutien à la reconversion professionnelle. Car si le plan prévoit des départs (avec accompagnement en matière de formation, aide à la création ou reprise d’entreprise…), il intègre aussi des options de reclassement vers d’autres sites du groupe, impliquant des aides à la mobilité et aux frais de déménagement, mais aussi vers d’autres fonctions impliquant un dispositif de formation. « L’objectif est de permettre à chaque salarié concerné de bénéficier des meilleures conditions possibles pour construire la suite de son parcours professionnel », précise-t-on chez Flauraud. Les discussions avec les représentants des salariés devant se poursuivre jusqu’au 24 juin prochain, d’autres dispositifs pourraient être annoncés.

Les élus de l'intersyndicale inquiets

"Si après notre entretien durant l’automne 2025 avec Cédric Kuhn nous étions pleins d’espoir, nous sommes aujourd'hui inquiets", explique Rémi Veyssiere, représentant syndical chez Flauraud. Le contenu du PSE ne satisfait pas les élus syndicaux et notamment la baisse d'un tiers des effectifs ou encore la fermeture de neuf magasins sur les vingt actuels. "On attend de la nouvelle direction qu’elle procède à des ajustements (recentrage local de l’activité, retour à notre marque de distribution, etc.) et qu’elle lance une stratégie offensive pour aller chercher de nouveaux marchés". Le CSE et les représentants du personnel ont émis des propositions pour que le commerce, la logistique, les services support soient plus performants afin d’éviter des suppressions de postes. En mettant des moyens financiers et en engageant des investissements, les élus syndicaux estiment que des axes de développement sont possibles.

Jean

15/05/2026

Restructuration de la dernière chance pour Flauraud ?
Publié le 06/05/2026 à 15h40
, mis à jour le 06/05/2026 à 16h26
Caroline Ridet
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AZP RECH_KUHN et JOUVE FLAURAUD
Cédric Kuhn, nouveau DG de Flauraud, et Steven Jouve, directeur commercial et marketing, active un nouveau plan de sauvetage de Flauraud.
Quatre mois après son rachat par le fonds FairCap, le distributeur auvergnat Flauraud amorce un virage historique. Entre un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) et une refonte totale de sa stratégie commerciale, la direction affiche une ambition claire : cesser d’être un simple “dépanneur local” pour redevenir le distributeur régional de référence. Décryptage croisé de Cédric Kuhn, directeur général depuis le début d’année, et de Steven Jouve, directeur commercial et marketing, depuis début avril.

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Le constat est sans appel pour Cédric Kuhn, directeur général de Flauraud depuis le début d’année : la structure actuelle de l’entreprise n’est plus en adéquation avec sa réalité économique. Atteignant les 102 M€ en 2019, le chiffre d’affaires du distributeur est arrivé à 70 M€ en 2024 pour encore chuter de 10 % en 2025 (63 M€). Une perte d’envergure qui impose au repreneur d’agir vite, « et passer au mode “action” plutôt que “théorie” ». Le 26 mars dernier, un PSE a été présenté aux équipes, prévoyant la suppression de plus de 100 sur les 310 que compte l'entreprise. « Ce plan n’est pas une fin, c’est un moyen. Celui de redonner à l’entreprise les conditions de sa compétitivité », martèle Cédric Kuhn, qui mesure à quel point cette restructuration est déstabilisante pour les équipes. Les négociations, entamées avec les représentants du personnel devraient aboutir fin juin pour une mise en place de la nouvelle organisation d'ici la fin de l'année. Parallèlement, le plan ingère la création (ou réactivation) d’une dizaine de postes notamment pour des profils de “category manager” qui existaient par le passé, et le recrutement d’un directeur de la supply chain.

Relancer l’activité et redonner de l’agilité

Pour la nouvelle direction, ce plan ne se limite pas à réduire les coûts, mais doit permettre de réinventer le modèle. « Le projet est parti d’une feuille blanche. Nous voulons une organisation beaucoup plus agile, avec des équipes plus proches du terrain, », décrit le DG. L'objectif est de dégager 9 à 10 M€ de gains via de la marge additionnelle et des économies structurelles.

Une cartogaphie repensée

Le plan prévoit également un resserrement du maillage territorial. Sur les 27 magasins actuels, 9 fermetures sont envisagées. « Il faut se rendre à l’évidence que le modèle de “petits points de vente à petit stock” a échoué en raison de stocks inadaptés et de l'incapacité à répondre rapidement à la demande », analyse Steven Jouve, le directeur commercial et markeking. D’où une stratégie repensée consistant désormais à classer les points de vente en trois catégories (petit, moyen, gros) selon les mètres carrés disponibles sur les magasins, leur zone de chalandise, le niveau de stock en fonction de leur éloignement de la plateforme et leur potentiel de rentabilité.

Collections réorientées premium

Le volet le plus stratégique de cette relance repose sur une refonte profonde de l'offre, pilotée par Steven Jouve. « Au fur et à mesure des années, Flauraud est sorti de son marché pour devenir un dépanneur local. Nous voulons redevenir le fournisseur régional de référence. » Le nouveau directeur commercial et marketing va donc repositionner l’offre sur des marques premium, « attendu par les clients », et ainsi rééquilibrer les stocks afin de corriger une surpondération des références “medium” héritées des orientations stratégiques précédentes. « L'enjeu majeur reste la disponibilité. Or, nos stocks ne répondent plus à la promesse client générant trop de refus ou de délais. » Le patron du commerce va donc revenir autour de la table avec les fournisseurs afin de recréer une "logique de business partner" et améliorer la qualité des stocks en magasin et en plateforme, et assurer une réponse favorable dans 9 cas sur 10 pour les pièces de grande vente et redonner de l’élan à la fourniture de pièces techniques.

Retour de Techni’Ka

En matière de la ligne médium, outre MGA, Flauraud pense aussi relancer son historique marque propre Techni’Ka, abandonnée en 2023. Une réintroduction qui se fera par étape, « en s’appuyant sur des fournisseurs reconnus pour garantir la qualité » afin de tester le marché avant un déploiement plus volontaire. L’idée est donc clairement de “réajuster” le tir pour retrouver son identité propre en revenant à une offre orientée premium complétée par cette deuxième ligne plus accessible. Et ainsi caler le catalogue sur les attentes du marché pour une offre premium à hauteur de 55-60 % pour 15-30 % de medium. Enfin, le distributeur va conserver son historique catalogue électronique Mecasystem créé en interne qu’Emil Frey, aujourd’hui propriétaire de la solution, va donc continuer de partager avec le distributeur auvergnat.

Un avenir ancré dans le territoire

Malgré la rudesse des mesures, la direction veut croire en un nouvel “élan”, considérant que ces décisions structurantes sont nécessaires pour restaurer la compétitivité et préparer l’avenir. Et estime avoir des leviers à actionner pour relancer la dynamique de l’entreprise et renforcer sa performance L’un des axes prioritaires consiste à renforcer la collaboration avec la clientèle des garages, dont le lien s’est progressivement distendu au fil des années, tout en s’appuyant sur la fidélité de ses réseaux partenaires – 170 Club Auto Conseil et près de 40 AutoFit –. L’équipe veut aussi exploiter son maillage solide d’agences et sa plateforme pour partir à la conquête des clients grands comptes. « Cette société a tout pour réussir, se remettre sur les rails. Il faut faire simple et efficace pour redevenir un distributeur de proximité », insiste Steven Jouve.
« Nous sommes à un tournant décisif de l'histoire de Flauraud. Les choix qui s’annoncent pour les prochains mois sont éprouvants. Mais nous avons les ressources, les compétences et l’énergie pour traverser cette période et en sortir plus forts », affirme Cédric Kuhn, qui veut croire que « malgré le défi du PSE, l'engagement des équipes est très impressionnant, avec un fort attachement à la marque ». Le distributeur auvergnat, fort de ses 90 ans d'histoire, joue ici son retour au premier plan régional.

Caroline Ridet
Caroline, directrice des rédactions Auto chez Zepros, décrypte mutations et enjeux de l’après-vente auto : transition énergétique, réglementations, logistique, métiers et acteurs du

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