05/06/2022
Face au chômage, 65% les jeunes guinéens se disent attirés par l’alternative de l’entrepreneuriat. Mais bien souvent, au-delà de l’épineuse question du financement, les difficultés que les jeunes entrepreneurs peuvent rencontrer sont multiples.
Le premier problème qu’ils rencontrent, de l’avis général, est «l’environnement entrepreneurial risqué» dans lequel ils évoluent.
La mission première d’un entrepreneur est de résoudre des difficultés, de combler des besoins existants. Par contre, quand on prend le risque financier de se lancer, quand on souhaite régler des problèmes pour améliorer le cadre de vie de la société dans laquelle on évolue et qu’en face, on a ce genre de souci, ce n’est pas rassurant ni encourageant.
Il y a des jeunes qui sont pétris de talent et d’énergie. Nous devons œuvrer pour que les pouvoirs publics en prennent conscience. Il n’existe pas suffisamment de mesures incitatives comme la défiscalisation ou des exonérations de tous types, voire un fonds d’investissement destiné aux start-up.
Entreprendre en Guinée s'apparente à un parcours du combattant. Les obstacles sont de différentes natures : un environnement des affaires peu favorable, des formalités administratives lourdes, un contexte politique difficile, ainsi que le poids de la culture et de la société.
L’entrepreneuriat, s’il est bien géré, peut créer plus d’emplois et renforcer la classe moyenne ce qui est indispensable à la croissance économique. Il est nécessaire d’intégrer la formation en matière d’entrepreneuriat à l’éducation formelle en Guinée pour préparer les jeunes à l’avenir.